![]()
Vous trouverez sur ces pages de petites
histoires incroyables qui montrent à quel point l'imagination et
la volonté sont puissantes.
Je tiens à préciser que toutes ces histoires sont réelles et
ont vraiment été vécues bien qu'elle soient assez surprenantes.
La pensée humaine peut tout.
Dans les années 50, un bateau container anglais
transportant des bouteilles de Madère en provenance du Portugal
débarque en Ecosse pour livrer sa marchandise. Un marin s'introduit
dans le container de réfrigération pour vérifier s'il ne reste
plus rien à livrer. Nul ne sait qu'il est entré et on referme
la porte du container alors que l'homme est encore à l'intérieur.Il
tambourine sur les cloisons, mais personne ne l'entend et le
bateau repart pour le Portugal.
Le marin trouve de la nourriture dans ce lieu mais il sait qu'il
ne pourra pas survivre très longtemps dans cette chambre froide.
Il a pourtant la force de saisir un morceau de métal et il grave
heure après heure jour après jour, le récit de son terrible
martyre.Il énonce avec une précision scientifique son agonie.
Comment le froid l'engourdit, comment ses doigts et ses orteils gélent.
Comment son nez se transforme en pierre insensible. La morsure de
l'air réfrigéré devient une véritable brûlure, son corps qui
peu à peu devient un gros glaçon.
Lorsque le bateau jette l'encre à Lisbonne, on ouvre le
container et on découvre l'homme mort de froid. On lit son
histoire gravée sur les murs. Toutes les étapes de son calvaire
y sont décrites avec force détails. Mais le plus extraordinaire
n'est pas là. Le capitaine examine le thermomètre du container
frigorifique. Il indique 20°C. En fait, le système de réfrigération
n'avait pas été activé pendant tout le trajet du retour.
L'homme est mort de froid parce qu'il croyait que le système de
réfrigération fonctionnait et qu'il s'imaginait avoir froid. Ce
n'était que son imagination qui l'avait tué.
Le livre secret des fourmis : Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu. Bernard Werber.
L'homme qui ne voulait pas mourir.[...] Au cours de la Première Guerre mondiale, j'ai soigné en France un soldat qui était en triste état. Jugez plutôt : une balle avait pénétré par le côté droit, derrière la clavicule, transpercé le poumon droit, le diaphragme, la vésicule biliaire et le foie, sans compter treize perforations intestinales, dont six doubles. Il avait sa pleine et entière connaissance ; tant et si bien qu'il ne cessa, au cours de l'examen et des préparatifs de l'opération, de répéter (d'une voix assez forte pour que tout le monde l'entende) : "Ca ira très bien, docteur, vous en faites pas pour moi." Nous l'avons endormi à l'éther, nous lui avons ouvert le ventre, fait les sutures et tout ce qu'il fallait faire. C'était déjà extraordinaire qu'il survécût. Eh bien ! à peine réveillé, il témoigna d'une étonnante vitalité et annonça qu'il allait très bien. Parmi ses proches voisins (12 hommes très grièvement blessés) l'un s'assit brusquement dans son lit, regarda notre homme et éclata de rire : "Si ce gars-là peut s'en sortir, pourquoi pas moi ?" A dater de ce jour et pendant toute la semaine qui s'écoula jusqu'à mon départ (je fus alors affecté à un autre secteur) l'homme que j'avais opéré m'adressa cet encouragement : "Ca ira très bien, docteur, vous en faites pas pour moi." L'homme qui ne voulait pas mourir, c'était lui, et son énergie communicative inspirait à tous ses compagnons la volonté de vivre ! Il fit diverses complications : syncopes, grosses fièvres, tachycardie, le tout accompagné de symptômes alarmants ; mais pas une seule fois, même au cours de ses fréquents délires, il ne désespéra de guérir. [...] Le jour de mon départ, je me suis arrêté pour lui dire adieu : "Faites-moi savoir votre adresse, docteur, et je vous envoie un mot dès que j'aurai rejoint mon régiment. Un homme ne peut pas passer sa vie dans un lit, à se faire dorloter. Au revoir, docteur, vous en faites pas pour moi." Il était inévitable que ce son de cloche optimiste, quotidiennement répété, galvanisât tout le monde. Des douze grands blessés, quatre moururent, mais les huit autres avaient été si impressionnés qu'ils se tirèrent d'affaire. [...] Quand à moi, ce blessé m'a appris qu'un malade découragé est sur la pente fatale, que la médecine, sans le secours de l'espérance, est parfaitement vaine. Parmi les souvenirs que j'ai rapportés de la guerre se trouve une lettre, écrite du front par un soldat qui avait rejoint son unité. En voici le texte intégral : "Je vais très bien, docteur, vous en faites pas pour moi."
Histoire reportée par Bob Davis.